L'amour dans les bureaux : Coup de cœur ou promotion canapé

Publié le par cogitophilos

L'amour dans les bureaux

 

   

Coup de cœur ou promotion canapé


Au bureau on travaille, bien sûr, mais pas seulement. Ça peut être un vivier rempli d'hommes et de femmes qui se séduisent, s'aiment et se déchirent.

 

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Tout en bossant peut naître une superbe histoire d'amour entre deux collègues ou entre la pauvre mais belle secrétaire et son richissime patron. Ce lieu peut aussi abriter des relations un peu plus spéciales comme la pression exercée par le chef sur son employée pour obtenir une relation intime. Ce qu'on appelle le harcèlement sexuel ou droit de cuissage.

 

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La relation que peut avoir une employée avec son patron implique une part d'affectivité qui selon telle ou telle raison peut déborder sur une relation amicale ou, à l'opposé, amoureuse. 

Ainsi, beaucoup de jeunes femmes avisées, mais qui n'en font qu'à leur tête ou n'écoutent que leur cœur, tentent l'aventure au risque de récolter des tonnes de désagréments. Quand on s'amuse à mélanger amour ou sexe avec le travail, les résultats peuvent être tristes et le désastre au rendez-vous. Car quoi qu'on en dise, souvent la jeune recrue a bien du mal à résister aux propositions pressantes de son chef, qui ne la garde que parce qu'il espère avoir autre chose en retour. 

 

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En fait, dans notre pays, beaucoup de "petits chefs" considèrent leur personnel féminin comme des bonnes à tout faire. De l'ordinateur à la cafetière en passant par les câlins clandestins, elles sont carrément toutes options. Néanmoins ne jetons pas toujours la pierre aux mâles. Ils ne sont pas forcément responsables de ces situations embarrassantes. Beaucoup de femmes carriéristes ou matérialistes mettent volontairement en valeur leurs atouts féminins, leurs rondeurs épanouies et aguichantes pour gravir rapidement les échelons de la hiérarchie. 


Reconnaissons tout de même que les amourettes de bureau ne sont pas toujours basées sur le sexe. Parfois, on ressent une réelle attirance envers un collègue, qui devient alors le prince charmant du moment. Tout est prétexte pour faire un brin de causette : la pause café ou la pause cigarette. En général, cette idylle évolue dans la clandestinité, commérages obligent. On se retrouve au bout de la rue pour déjeuner, on évite de se lancer des regards langoureux en public, bref on reste discret pour ne pas saboter la relation et nourrir la curiosité malsaine des collègues. 


Le hic de ces amourettes de bureau, c'est quand la relation commence sérieusement à battre de l'aile. Ce n'est pas la première fois qu'on subit une rupture, mais là c'est un peu spécial : vous allez être obligée de vous farcir l'andouille, l'homme qui vous a déçue, celui dont vous ne supportez même plus d'entendre le prénom, cinq jours

sur sept. Remarquez que, pour lui aussi, cette situation doit être pénible :

un vrai calvaire.


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Quand on parle des amours de bureau, Anissa a un haut-le-cœur. Pas étonnant après l'enfer qu'elle a vécu il y a un an : " Je ne l'avais jamais remarqué avant que ma directrice me demande de travailler avec lui pour boucler un dossier urgent. On bossait entre midi et deux et parfois jusqu'à 9 heures du soir, heure à laquelle la banque était toujours déserte. Au début, ces tête-à-tête avec lui ne m'amusaient pas du tout. Et puis de fous rires en fous rires, de soirées de stress en journées de douze heures de travail, je me suis surpris à l'aimer et on est tombés dans les bras l'un de l'autre. Tout était bon pour rester tard le soir. 


En réalité, c'était le seul endroit où il pouvait me voir "sans éveiller le soupçon" me disait-il. Nous sommes restés ensemble pendant plus d'un an. Il était charmant, attentionné, tendre, bref il me plaisait beaucoup. Jusqu'au jour où une stagiaire a débarqué. Il a complètement flashé sur la nouvelle recrue et m'a larguée sans aucune hésitation. C'était une période difficile à vivre. Non seulement je l'avais perdu alors que j'étais très amoureuse de lui, mais en plus il fallait que je supporte de le voir faire les yeux doux à cette fille sous mon nez. Je me suis mise en arrêt maladie pendant une certaine période, me donnant ainsi toutes les chances de me refaire une santé et d'oublier cet homme pour qui je n'avais été en somme qu'une amourette de bureau ". 


Rester pro "coûte que coûte

 

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Pas facile d'oublier quelqu'un avec qui on a vécu de bons moments quand on l'a en permanence sous les yeux ! C'est pourquoi si vous tenez à votre job, n'allez surtout pas vous lancer dans une histoire de cœur entre collègues. Car quand la fin de la "love story" pointe le bout du nez, la galère est au rendez-vous et le choix difficile à assumer. 

Toutefois, quand les faits sont là et que l'on ne peut rien entreprendre pour rattraper la situation, le calme sera votre meilleure arme. Pas de coups d'éclat. Même si cela fait un bien fou, ne soyez pas impulsive, contrôlez vos émotions, vous aurez tout à y gagner, car passé le premier choc la colère prend vite le dessus et le seul truc qui vient à l'esprit c'est la vengeance. Quoi qu'il en soit, si l'idée vous vient de démissionner, réfléchissez-y à deux fois. 

La conjoncture étant ce qu'elle est, on ne peut pas toujours se permettre de quitter son travail à la légère. Faire un gros scandale sous le regard des employés de toute l'entreprise n'est pas la meilleure des solutions non plus, vous ne feriez que compromettre votre job. Bref, que vous reste-t-il ? 

Très simple si l'on garde en tête ce principe : au boulot il faut rester professionnelle en toutes circonstances. On n'est pas là pour s'amuser, batifoler, ni pour faire des coups bas et surtout pas pour pleurer. Car loin de susciter la pitié de votre entourage, vous risquerez de devenir la risée de nos collègues, la pauvre nigaude sous-douée. Tout ce qui vous reste donc à faire, c'est d'assumer.


  

L'alibi du boulot


  

Selon un psychothérapeute et sexologue qui a préféré garder l'anonymat, les amours de bureaux ne sont pas toujours les meilleures : " Les amours sincères existent aussi au travail. D'ailleurs la promiscuite ne fait que les renforcer. Toutefois, en amour, on est supposé être deux. Lorsque l'un des deux aime, et pas l'autre, la situation devient difficile à supporter et douloureuse à vivre. La personne se consume en silence. Cependant il y a pire. 

Quand l'une ou les deux personnes ne peuvent pas se déclarer leur amour car elles sont déjà mariées, c'est la catastrophe ! Dans le cas d'Anissa, il est évident que le jeune homme n'avait aucune intention de s'engager. C'est pour cela qu'il a suggéré de garder le silence pour soi-disant ne pas gâcher la relation. Il faut savoir que dans la plupart des cas, les amours de bureau engendrent la souffrance. La situation est difficile à gérer, la promiscuité fait que le sentiment de jalousie s'accroît et peut donc perturber la relation.

 

Quand le patron s'emballe


 

Alors qu'en France le harcèlement sexuel est un délit pénal depuis 1994 et qu'aux Etats-Unis les Américaines portent plainte systématiquement ou presque, dès que leur patron ose une remarque un peu salée, chez nous il n'en est rien. Nos "harcelées" sont condamnées soit à se soumettre aux avances de leurs patrons, soit à quitter leur travail sans aucune explication. En effet, nombreuses sont les secrétaires ou les assistantes de direction qui subissent encore les assauts déplacés de leur supérieur hiérarchique. En réalité, beaucoup d'entre elles n'ont pas le choix.

Elles souffrent en silence ces pincements de "fesses" car elles ont un besoin vital de cet emploi. Toutefois, certaines ne sont pas prêtes à tout pour le garder. Selon Leïla, secrétaire dans un bureau d'avocat : " Au début mon boss prenait l'habitude de me convoquer dans son bureau pour me déclarer que j'étais une jolie fille, qu'il ne fallait pas que je laisse les hommes abuser de moi. Par la suite les confidences ont commencé à se préciser, devenant de plus en plus gênantes. " Je suis un homme fatigué, déprimé, disait-il. Mon couple est au bord de la rupture ". Chaque fois que je tentais de ramener la conversation sur le terrain professionnel, il me suppliait de l'aider à tenir le coup et donc d'accepter ses avances qui, selon lui, étaient sincères ".

Leïla décide alors de réagir " Pour m'en sortir, j'ai décidé de troquer mes jupes contre des pantalons larges. Erreur fatale ! Dès le deuxième jour de ce régime sec, il a craqué et m'a dit franchement qu'il voulait entretenir une relation intime avec moi. Choquée par le comportement de mon employeur, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes. Le lendemain matin, il me convoque pour soi disant prendre des notes. Le coup classique. Une fois dans le bureau, le vicieux n'a pas pu retenir ses mains et là ma rage a éclaté. Je l'ai frappé avec le dossier et je l'ai traité de tous les noms. Bref je me suis défoulée et ça m'a fait un bien fou ! Lui, il avait l'air terrorisé. Bien sûr j'ai aussitôt perdu mon travail mais qu'importe. De toutes façons je n'aurais jamais pu tenir avec un malade pareil ".

 

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Victime du désir


 

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L'histoire de Leïla n'est pas exceptionnelle. Malmenée, harcelée psychologiquement par son employeur, elle a fini par renoncer à son emploi. Cependant toutes les femmes n'ont pas ce courage. Beaucoup choisissent volontairement de ne pas réagir. Se sentant en outre coupables, elles préfèrent garder le silence. Il faut dire qu'il est difficile dans notre société pour une femme de se défendre contre le harcèlement sexuel dans la mesure où il n'y a pas de lois juridiques, donc pas de recours. 

Pour celles qui osent dénoncer l'attitude de leur patron, les choses ne sont pas simples. Souvent elles se retrouvent licenciées et mal jugées par les collègues. Cependant, même lorsqu'elles arrivent à franchir le pas de la dénonciation, elles refusent d'en parler afin de protéger leur réputation et leur dignité.

 

Les rondeurs nécessaires à la "promotion canapé"


 

Après avoir brossé les différents portraits de la femme victime, on se devait d'être équitable envers les hommes en abordant celui de "la garce". Car c'est bel et bien une réalité. Il existe des minettes en jupettes pour qui leur corps est sans aucun doute une arme de guerre. En général la nature ne les a pas lésées. Dotées de mensurations idéales et d'une intelligence bien aiguisée, elles affrontent leurs employeurs avec de sérieux atouts : leurs rondeurs appétissantes !

A chacune ses ambitions. Si notre demoiselle est peu qualifiée mais décidée, elle n'hésitera pas à jouer de ses charmes pour gonfler sa fiche de paie. Pour celle qui sera un peu plus qualifiée, alors elle gravira les échelons de la hiérarchie plus rapidement que la normale.

Sur ces femmes-là notre psy porte un jugement sévère ; "Le comportement des femmes provocatrices ne relève absolument pas de l'amour. C'est tout simplement de la prostitution. Car d'une manière ou d'une autre le but recherché est de gagner de l'argent. Il s'agit de mettre du beurre dans les épinards et parfois, quand cela est possible, d'investir dans sa carrière professionnelle. Il s'agit d'un désir de pouvoir qu'il faut impérativement assouvir ".

Du loup à l'agneau, les situations ne se ressemblent pas pour les dames qui veulent accéder au monde du travail. Mais de là à dire que dès qu'une femme monte dans un navire,

c'est la zizanie, il y a un monde !

 

 

 

 

cogito AZEDDINE

cogitophilos@hotmail.com


Publié dans Sexualité

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