Addiction au Sexe Virtuel ....!!!!

Publié le par cogitophilos

 

Sexe virtuel : attention à l’addiction !

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Les accros au cybersexe

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Ils fantasment, séduisent, communiquent et jouissent uniquement lorsqu’ils sont connectés à leur ordinateur. Ils, ce sont les accros au sexe virtuel. Une addiction caractérisée par un comportement compulsif que l’on ne contrôle plus et dont on n’arrive plus à se passer. Et qui amène les victimes à consulter des sites à caractère sexuel en moyenne onze heures par semaine.
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Sites de rencontres libertines, de professionnelles du sexe, de téléchargement de photos ou de vidéos, forums et chats agrémentés de webcam pour dialogues coquins et strip-tease : Internet offre en effet une possibilité de communication inégalée qui autorise toutes les fantaisies sexuelles ! Au point que l’industrie du sexe virtuel a bien compris tous les bénéfices qu’elle pouvait en retirer : elle sait de mieux en mieux repérer les personnes qui se connectent pour les appâter, avec des fenêtres de rappel ou des mails alléchants !


Pour combler un manque, affectif ou autre

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Comment expliquer un tel succès ? Selon les spécialistes, il répond à la règle des trois A : accessible, abordable et anonyme. Outre que bon nombre de ces sites sont gratuits, n’importe qui peut, quand bon lui semble et où qu’il se trouve, s’y connecter sans aucun risque, excepté, bien sûr, celui de se laisser prendre au jeu sans plus aucune retenue.

Un danger qui concerne surtout les personnalités fragiles, timides, qui se réfugient dans le virtuel par peur du réel. Les personnes qui rencontrent des difficultés dans leur couple sont également plus exposées. Et puis, il y a les éclopés du divorce, les « éloignés géographiques », les solitaires « malgré eux ».

Tous recherchent dans le cybersexe de quoi combler un manque affectif ou mettre un peu de piment dans une existence morne, une vie par trop routinière. Ils s’accrochent à ce monde parallèle où il n’y a ni limite, ni censure, ni reproche, où l’on ne leur demande pas de compte, où tout est permis. Mais le prix à payer est parfois lourd.


Une dépendance qui peut tout détruire

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Leur compulsion retentit en effet forcément sur leur vie privée et professionnelle. Se construire un monde imaginaire est un leurre, fondé sur des fantasmes, des rêves. Mais c’est une source de plaisir après laquelle il va être de plus en plus difficile d’affronter le monde réel. Résultat : le quotidien devient insupportable et on passe de plus en plus de temps seul devant son écran. A la clé, perte de socialisation auprès de la famille et des amis, absences et ratés dans le travail…

La cybersexualité est également nocive pour l’équilibre du couple, d’autant qu’elle s’inscrit souvent dans une relation déjà fragile. Le cyberdépendant, monopolisé par ses échanges virtuels, perd généralement tout désir. L’excitation qu’il trouve sur la Toile lui permet de décharger toutes ses pulsions sexuelles, au détriment de sa ou de son partenaire qui s’estime délaissé(e), abandonné(e). L’infidélité en ligne, courante et banalisée par ceux qui la pratiquent sous prétexte qu’elle n’est pas réellement consommée, n’est pourtant pas indolore pour le conjoint. Souvent, ce dernier la vit comme une trahison, un rejet. Il se sent humilié et perd l’estime de soi. Qu’importe qu’il n’y ait eu passage à l’acte que virtuellement, le résultat est le même : 22 % des couples finissent ainsi par se séparer.

Et puis, quand la cybersexualité est pratiquée sur le lieu de travail, aux dépens de ses devoirs professionnels, le risque est grand d’être un jour démasqué et de se retrouver au chômage.

De leur côté, les adolescents et jeunes adultes ne sont pas à l’abri. Génération Internet oblige, ils surfent sur la Toile par facilité, rapidité, isolement ou peur du monde, sans se rendre compte que leur personnalité encore en construction est une proie facile pour les pervers et autres prédateurs, financiers ou sexuels, prêts à leur raconter tout ce qu’ils veulent entendre afin de parvenir à leurs fins…

La guérison passe par une thérapie

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Heureusement, cette nouvelle forme de dépendance est aujourd’hui prise très au sérieux par les sexologues, psychiatres et psychologues qui voient arriver dans leur cabinet des personnes en souffrance. Pression de l’entourage, démarche personnelle, dépression nerveuse ou obligation médico-légale : la thérapie sera plus efficace si le partenaire, quand il y en a un, participe au processus de reconstruction dans la vie réelle mis en place par le spécialiste.

La guérison passe également par des gestes simples au quotidien, comme effacer tous les fichiers, e-mails et liens à contenu sexuel, éloigner la webcam, ou encore installer l’objet du délit dans une pièce commune pour éviter que la tentation, lorsqu’elle se manifeste, ne soit la plus forte.

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Publié dans le virtuel et le reel

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